Quand on ne mange pas, on digère. D’ailleurs si on y pense, même quand on mange on digère. Mais je m’égare.

Je ne savais pas grand chose de la digestion, en dehors de sa conséquence qui nous envoie régulièrement à la selle, jusqu’à ce que je lise, que dis-je, que je dévore Le Charme discret de l’intestin de Giulia Enders.

Giulia Enders - Le charme discret de l'intestin sur une liseuse

Giulia Enders – Le charme discret de l’intestin

Si le sujet est peu glamour, ce livre est un vrai plaisir à lire. L’auteure y décrit avec humour et précision le parcours de la nourriture de la bouche à l’anus, et nous offre en prime une visite de tube digestif, de ses mécanismes et des légions de bactéries et enzymes qui le peuplent. On y apprend plein de choses. J’ai par exemple découvert que la sérotonine, l’hormone du bonheur, est fabriquée à 95% par les intestins et que consommer trop de plats préparés surchargés en fructose réduisent sa production. Plein de recettes à essayer et à publier ici, du coup.

L’auteure aborde également les mécanismes des maux de notre temps – allergies alimentaires, diabère, surpoids – et présente les résultats des recherches les plus récentes avec un souci de vulgarisation constant, que ce soit dans le choix de formules imagées permettant de comprendre certains points complexes ou dans les illustrations parfaites de sa soeur Jill, quelque part entre le dessin métical et la caricature.

Un régal.

Giulia Enders – Le Charme discret de l’intestin