Il y a quelques années, avec ma copine A* nous avons trouvé un chouette moyen de concilier petit appartement parisien, gourmandise et chouette cadeau : un bon repas dans un restaurant. Ce qui nous permet en prime de passer un chouette moment et de faire le tour des potins des copains et du travail. Et donc quand j’ai reçu un SMS direct « réserve ta soirée du 23, on se retrouve à 19h50 au métro Gaîté », j’ai donc cru qu’on allait à un spectacle.

Raté ? Pas tant que ça tellement le service était joliment synchronisé. Je les soupçonne d’en avoir un peu rajouté après une boutade de notre part. Bref nous voilà donc à installées dans le restaurant Cobéa, à quelques pas de l’agitation de l’avenue du Maine.

Le temps de se familiariser avec le menu, on pose devant nous un verre avec un fond d’eau et une pastille. Bizarre. Ca ne se mange pas. Ouf. Il s’agit de jeter la pastille dans l’eau ce qui transforme cette dernière en rince doigt. Pratique.

Cobéa Pastille rince doigt

Cobéa – Mais qu’est-ce donc ?

La carte est constituée de 8 lignes (Poivron… Pigeonneau fermier…) précédées d’un rond plein, d’un cercle ou de rien. Et l’on peut choisir un menu avec les 8 recettes, un menu à 6 recettes, et un menu à 4 recettes à 79€. En pleine réflexion, des bouchées apparaissent devant nous. Cobéa Bouchées amuse bouche Je goûte nonchalamment la bouchée de rillettes de thon frite (wow, c’est bon), puis la bouchée de noix de cajou au satay, non moins surprenante. Nous nous décidons pour le raisonnable menu à quatre recettes.

Cobéa Glace tomate Les chose sérieuses ne commencent pas encore, on nous apporte la mise en bouche : une variation autour de la tomate avec une mousse légère à l’eau de tomate sur un délicieux tartare de tomates. Ne vous fiez pas à la couleur rose pâle, le goût de la tomate est puissant et c’est juste ce qu’il faut par les chaleurs qui courent (comment ça j’ai une semaine de retard ?).

Cobéa Poivrons et courgette C’est au tour de l’entrée, la vraie. Des cannellonis de courgette farcis d’une mousse légère au poivron, surmontés d’un beignet de fleur de courgette, le tout parsemé de copeaux d’olives grillées et de parmesan. C’est frais et joliment assaisonné.

Cobéa Lieu

Puis vient le lieu cuit à basse température accompagné d’une crème de pommes de terres à la muscade, d’une émulsion de fruits de mer (moules, couteaux, …), de crevettes grises frites pour le croustillant, d’une raviole de blette et d’un condiment citron.

Cobéa Pigeonnot Avant le pigeonneau servi sous forme d’une composition sur une demi assiette et accompagné d’une carotte glacée au jus d’orange, d’un navet confit, de houmous, … et d’un condiment aux dattes.

Cobéa Glace verveine citronnelle On nous apporte ensuite le plat que j’ai préféré du repas: une boule de sorbet citron-citronnelle-gingembre servie avec un peu de vodka aromatisée. Ce sont des saveurs qui peuvent vite être écœurantes, mais ici c’est très fin et très peu sucré. Je me demande si je peux y retourner juste pour avoir cette boule de glace.

Et surtout, ça prépare notre palais pour le sucré.

Cobéa Fraise

Cobéa Chocolat Généralement quand on n’arrive pas à se décider sur un dessert, on fait les yeux doux à notre voisin de table en lui demandant si on pourra goûter. Ici, point de transaction douteuse, le pâtissier sert deux desserts : un tout fraise (mousse, sorbet, meringue), et un tout chocolat (une crème légère dans une tuile au chocolat). Je m’excuse pour les terminologies douteuses, n’est pas le meilleur pâtissier qui veut.

Cobéa sucreOn termine avec des bouches aux amandes et au cacahuètes, et les dernières cerises de la saison ou presque. Puis on part repues, mais pas les mains vides, car on nous donnes un muffin au citron et à la vanille qui a été dévoré bien avant que je pense à le prendre en photo.

En voilà un qui n’a pas volé son étoile.

Cobéa
11 rue Raymond Losserand 75014 Paris – +33 1 43 20 21 39
Du mardi au samedi, déjeuner et dîner